Nella stessa rubrica

Communiqué de presse des retenus du CRA de Nîmes (France, 7 octobre 2011)

Prison pour étrangers de Vincennes, vendredi 23 septembre 2011 (France, septembre 2011)

DUPLICITÉ ET COMPLICITÉ ? ARRÊT DE LA RÉPRESSION CONTRE LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS ( Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), France, Juine 2011)

Communiqués du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris: occupations et manifestations (France, mai 2011)

Kamel, tunisien, 24 ans. Témoignage recueilli le 13 avril 2011 (France, avril 2011)

Témoignage du centre de rétention de Vincennes (France, mars 2011)

Incendie au centre de rétention de Marseille. Lettre des retenus (France, mars 2011)

Témoignages des prisonniers du centre de rétention du Mesnil-Amelot (France, janvier 2011)

Témoignage d’un sans-papier au Centre de rétention du Mesnil-Amelot (France, juin 2010)

Récit d’une expulsion dans un charter Frontex (avril, 2010)

Communiqués du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris: occupations et manifestations (France, mai 2011)

27 mai:

Des Tunisiens sans papiers installés rue Bichat (Paris 10e) évacués illégalement

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5638

21 mai:

21 mai à Paris : Manifestation de tunisiens sans papiers

Nous, collectif des tunisiens de Lampedusa, fils de la Révolution, nous avons pris la tête de la manifestation du 1er mai. Nous avons pris l’immeuble vide avenue Simon Bolivar dont nous avons été expulsés violemment par la police sous l’ordre de la mairie. Plusieurs ont été expulsés en Italie, certains sont encore enfermés au centre de rétention.

Puis, nous avons pris le gymnase de la Fontaine au Roi, nous y sommes depuis le 7 mai. La mairie s’était engagée à reloger tous les occupants du gymnase, mais depuis elle a abandonné les négociations. Dans le foyer qu’elle propose à Saint Honoré nous n’avons aucune liberté : contrairement à ce qui nous a été dit, nous somme obligés de quitter le foyer le jour. Nous devons rentrer avant 23h. Nous ne pouvons recevoir des visites. Nous dormons jusqu’à sept par chambre. Nous somme filmés.

La mairie débloque de l’argent pour les associations humanitaires, mais rien pour vivre ensemble. Nous exigeons un lieu pour vivre et s’organiser !

Depuis que nous sommes arrivés, la police nous chasse partout où nous sommes (Quatre Chemins, Porte de la Villette, Belleville, occupation de Bolivar, etc.). Mais nous allons continuer à nous battre. En 2008, la France et la Tunisie ont signé un accord qui prévoit la délivrance de 9000 permis de séjour par ans pour les tunisiens. Le gouvernement a lui-même dit n’avoir accordé qu’une petite partie de ces titres de séjour et pourtant ils nous expulsent.

Nous voulons des papiers pour tous, pour travailler, pour poursuivre nos études, pour avoir accès aux soins médicaux, pour circuler et vivre librement. Ni police ni charité ! Un lieu pour s’organiser !Papiers et liberté pour tous !

Manifestation Samedi 21 mai 2011 15h au square Porte de la Villette

Square de la Porte de la Villette 22 rue du Chemin de Fer Métro Porte-de-la-Villette RER-E Pantin

Tunisiens de Lampedusa à Paris, les négociations avec la Ville patinent - Manifestation à l’Hôtel de Ville

Publié le vendredi 13 mai 2011

Le gymnase de la rue Fontaine au roi (métro Couronnes) est occupé depuis six jours (voir la chronique de l’occupation du 7 au 11 mai), après que la Ville de Paris ai diligenté la police avenue Simon Bolivar, ce qui avait occasionné l’arrestation d’une centaine de personnes, dont un grand nombre de Tunisiens munis de "visa Schengen" italiens.

Voici l’appel du collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris à manifester ce vendredi, rdv à 15h au gymnase.

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5627

chronique de l’occupation du Gymnase, 100, rue de la Fontaine-au-Roi,

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5623

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5624

Troisième jour d’occupation - Un Français de Lampedusa

Publié le lundi 9 mai 2011 | Facebook Facebook | Imprimer Imprimer Dernière modification : lundi 9 mai 2011

Je me réveille d’un court sommeil. Depuis dimanche, je commence à m’habituer à ne dormir qu’une heure ou deux de temps en temps. Il est 8h30. Je me dis qu’on va rester encore un jour de plus parce que je n’imagine pas qu’ils puissent prendre la décision de nous évacuer à un autre moment qu’au petit matin, là où c’est le plus calme, où la plupart dorment. D’abord parce que le bâtiment est vraiment compliqué à expulser. En cas de panique, les endroits d’où chuter sont innombrables. Ensuite, parce que vivre en permanence dans le stress de l’évacuation est très éprouvant, et que se convaincre qu’on a un peu de temps devant soi est nécessaire pour continuer à lutter.

Au cours de la matinée, la rumeur d’une expulsion à 13h commence à courir. J’essaye de ne pas trop y prendre garde, il y a tellement de choses à faire. Mais ça enfle. Et puis cette question nous traverse depuis le début... Forcément. Les sans-papiers en premier, eux qui vivent depuis des jours, des semaines ou des mois harcelés par la police, évitant comme ils peuvent les arrestations. Et là, ça ressemble à une souricière.

Tous ceux qui sont là cherchent à mettre en pratique une égalité. Mais il y a une chose qui nous sépare, c’est la question des papiers. C’est précisément pour cela que nous sommes là, parce que nous n’acceptons pas que ça, dont le nom évoque pourtant quelque chose d’aussi fragile, soit aussi déterminant dans nos vies. Mais les risques ne sont pas du tout les mêmes. C’est pour cela que ce sont uniquement les sans-papiers réunis entre eux qui prennent les décisions, le plus souvent après discussions tous ensemble. Et pour l’instant, ils ont à chaque fois décidé de rester, avec la même détermination, parce que les propositions de la mairie sont inacceptables à leurs yeux. Elles ne sont même pas suffisantes à reloger la totalité de ceux qui dorment ici, alors que la plupart aspirent à ce que leur lutte servent tous ceux qui, comme eux, ont quitté la Tunisie pour venir à Paris.

Des cars de CRS sont annoncés par ceux qui arpentent toute la journée le quartier. D’abord à Botzaris. Puis à Colonel Fabien. A Pyrénées. L’information circule. Mais déjà hier, les mêmes mouvements avaient été repérés, juste entre deux rendez-vous de la délégation avec la mairie, au moment où les sans-papiers se réunissaient pour discuter de sa dernière proposition...

Et puis vers 13h, deux personnes arrivent essoufflées. Ils nous disent qu’ils viennent de voir Claude Guéant arriver au commissariat à côté, avec deux troupes anti-émeutes. Dès lors, la menace semble confirmée. Tous l’imaginent déjà faire sa conférence de presse sur notre évacuation. La tension est grande. Quelle décision prendre ? Tandis que l’information circule, que ceux qui dorment encore sont réveillés, ça discute par petit groupe. Mais aucune décision n’arrive à être prise. Quelques uns sortent vers le parc. La plupart restent, rentrent à l’intérieur. Néanmoins les portes restent ouvertes, et un groupe s’est formé sur le pas de la porte, à moitié à l’intérieur, à moitié à l’extérieur, qui attend de voir ce qui va se passer. Des cars de CRS arrivent à la queue leu leu et s’arrêtent juste devant. Ils sortent tout équipés et se ruent boucliers et matraques en avant et commencent à frapper. Reflux à l’intérieur. Les portes sont refermées. Je ne sais pas si tous sont rentrés. Dedans, c’est la panique. Des courses, des cris. Des grands coups sur la porte. Les corps se pressent contre elle. Puis c’est l’ouverture. Les corps se dispersent comme une nuée. Nouvelles courses dans tout le bâtiment. Il n’y a plus que le réflexe de la peur qui semble agir sur les corps. Les CRS se précipitent, montent les escaliers en hurlant. D’autres viennent vers nous au rez-de-chaussée, où nous sommes massés dans un couloir. Ils chargent, nous compriment avec leurs boucliers. Nous sommes peut-être cinquante, écrasés entre ces murs. Heureusement deux portes donnent sur des pièces. Cela permet de relâcher la pression. Personne ne bouge. Je croise des regards apeurés. Les CRS reculent en nous hurlant dessus. "Bouge pas !" Ils se relaient, parfois avec des civils pour continuer à hurler. Un d’eux, immense, se met à taper très fort sans s’arrêter avec son tonfa sur une canalisation en métal. Un autre surgit avec sa gazeuse hurlant, vociférant.

Des bêtes féroces qui terrorisent des animaux traqués. Ici, c’est du bétail.

Puis la tension redescend. Ils reculent. Nous ne bougeons toujours pas. Là, la peur paralyse les corps. Les CRS nous encerclent. Quelques uns (jeunes) tremblent. Je vois dans leur regard qu’ils sont eux aussi effrayés par leur propre violence.

Derrière nous, il y a un escalier qui descend. Je m’y glisse avant qu’ils n’arrivent. Je préfère conseiller aux quelques tunisiens que je trouve là de remonter avec le groupe. Ne pas rester seuls. Nous remontons, les CRS sont devant l’escalier. Ils sont stupéfaits de nous voir. La plupart des tunisiens sont redescendus en les apercevant. Certains CRS sont envoyés pour aller les chercher. Pas un ne semble avoir eu l’idée de descendre avant. Je me demande si j’ai bien fait, mais j’imagine mal quand même qu’ils n’aient pas vérifié ensuite. Et puis comment sortir ? Je comprends surtout qu’ils ne connaissent même pas le bâtiment. C’est-à-dire que l’opération n’était pas du tout préparée, ou très mal. Juste de la violence. Ici, c’est du bétail.

Et ils commencent à parler entre eux, comme pour essayer de justifier toute cette débauche. Ils font un métier risqué. Quand même, avant de rentrer, ils ont pris une poubelle sur la tête. Et l’autre fois, c’était je ne sais plus quoi. L’un dit : "Ce sont eux qui nous ont chargé à la Villette l’autre fois." Pathétiques réflexes pour se justifier mais ils ne s’en rendent même pas compte.

Tout le monde est plus calme. La violence a disparu. L’humain revient petit à petit. Tout doucement. Un tunisien entre dans les toilettes (c’est marqué dessus) et referme la porte. Un CRS se précipite et l’ouvre violemment. "Tu laisses ouvert !" Je ne sais pas s’il arrive à pisser, avec ce type derrière son dos.

Puis c’est l’attente. Parmi nous personne ne parle ou presque. Eux continuent d’échanger des plaisanteries, discutent de choses et d’autres. La plupart triomphent. Leur chef en fait partir quelques uns. Ils remontent vers la sortie le long de nous qui sommes maintenant alignés. Il nous lance : "Allez ! Faites leur une haie d’honneur pour les féliciter de leur opération !" Ils ricanent.

En sortant de ma garde-à-vue, j’apprends que Guéant n’était pas venu pour ça mais pour parler de la réforme de la garde-à-vue et féliciter ses troupes de s’y être adaptée aussi efficacement. À cette occasion, un CRS a interdit l’accès à la conférence de presse à une journaliste de TF1 parce qu’elle était noire. Nul doute qu’il doit regretter de ne pas avoir été envoyé ici à la place. En tout cas, c’est la mauvaise interprétation de cette information qui nous a permit, un minimum, de nous préparer à l’imminence de l’intervention. Je n’ose pas imaginer comment elle se serait passée sans cela... Le geste de venir nous prévenir a été aussi utile...

Pourtant, la garde-à-vue, c’était un peu n’importe quoi dans le commissariat où j’étais. Il faut dire que 138 interpellations à gérer, même répartie dans plusieurs, ça fait beaucoup ! C’est d’ailleurs ça qui a permis à la plupart des tunisiens d’être libérés. Certains assez vite, d’autres après annulation de la procédure pour les nombreux vices dont elle est entachée. Heureusement, ils ne sont pas encore traités comme du bétail partout.

En sortant, j’apprends également que c’est la mairie qui a requis notre expulsion. Depuis le début de négociations, ses représentants nous ont affirmé que le bâtiment était frappé d’un arrêté de mise en péril (incendie). Et donc que la préfecture pouvait nous expulser sans son accord et qu’ils ne pouvaient pas garantir qu’on ne le serait pas, comme le leur demandaient les sans-papiers. Nous n’avons pas trouvé ce bâtiment dans la liste officielle des lieux frappés d’un arrêté de mise en péril. A ce jour, je ne sais toujours pas s’il existe ou non. Ce que je sais, c’est que la mairie n’hésite pas à mentir concernant ses intentions...

Un français de Lampedusa

6 mai:

Lettre à l’attention du maire de Paris

Après nos salutations et notre remerciement pour ce qu’il y a eu de votre part de soutien et d’accueil des Tunisiens venus de Lampedusa à Paris, entre autres ce qu’il y a eu de matraques et d’insultes de la part de la police.
Monsieur le maire de Paris, nous les tunisiens venus de Lampedusa et que vous décrivez comme des immigrés illégitimes, mais monsieur, nous vous informons que s’il n’y avait la situation misérable en Tunisie, nous n’aurions pas quitté notre pays et nous ne serions pas jetés dans la mer et ceci est une preuve irréfutable de notre mobilisation pour résoudre notre situation sociale et humaine particulière avec le soutien de tous les pays du monde aussi bien les pays européens et arabes.

Mais pour notre plus grand regret, la manière dont la France nous a accueillis ne prouve pas qu’elle est le pays des droits et des libertés, et la plus grande preuve de ça, est l’attitude de la police le jour où ils sont venus au 51 avenue Simon Bolivar et les arrestations d’environ 150 personnes entre autre des camarades français qui nous ont sauvé de la faim et du froid contrairement à ce qui a été dit dans votre communiqué de presse contre ces français.
Mais nous n’avons pas besoin de leurs idées pour prendre nos décisions par nous-mêmes et la plus grande preuve de ça est notre révolution bénie.
Et pour finir nous vous prions de comprendre notre situation et d’accepter notre estime et notre respect.

Nos salutations,
Les Tunisiens de Lampedusa à Paris.

collectifexclulampedusa yahoo.fr

Ce communiqué a également été écrit en arabe et en italien, vous pourrez trouver les versions dans ces 2 langues ici : http://paris.indymedia.org/spip.php?article6751

D’autres tunisiens (ou Lybiens) qui participaient à l’occupation du lieu ont voulu écrire un communiqué, vous le trouverez sur ce lien, sous celui du collectif et plus bas dans ce mail*: http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5621

5 mai:

Droit de réponse de tunisiens expulsés du 51 avenue Bolivar au président de la ville de Paris

Après notre surprise devant la décision inhumaine prise par le président de la ville de Paris de nous expulser avec une grande violence par la police, la situation s’est aggravée et nous avons ressenti du mépris et de l’humiliation après sa déclaration selon laquelle nous sommes des enfants sans conscience qu’il serait facile de manipuler ou d’assujettir ; la domination ou la charité, l’expulsion et la répression, le maire de la ville rajoute l’insulte et l’humiliation.

Et pour que les choses soient claires, il est important pour nous de rappeler que :

1/ Nous sommes les fils de la révolution du 14 janvier de Tunisie dont vous avez chanté les louanges de liberté et de démocratie ; la répression qui persiste dans notre pays nous a fait arriver en France (patrie des droits de l’homme) et vous êtes un des premiers à nous réprimer !!?

2/ Dans votre déclaration, vous dites que le bâtiment dont vous nous avez expulsé n’était pas salubre à l’habitation, bien sûr que nous sommes dans l’attente de lieux pour s’organiser en liberté (et Paris ne manque pas de lieux appartenant à l’ancien régime payé avec l’argent du peuple tunisien) ; mais au vu des circonstances actuelles, ce bâtiment était bien mieux qu’être à la rue sous la menace permanente de la police, du froid et de la faim, et malgré tout cela, pour une fois nous nous sommes sentis libres dans cet immeuble du 51 avenue Bolivar.

3/ Que nous avons été en permanence au courant des propositions que vous avez dirigé vers nous :

Au début, on nous a proposé 150 places (100 dans un immeuble et 50 dans des chambres d’hôtels pour un seul mois, éventuellement renouvelable), il nous a même été dit que nous serions libres de nous réunir et de nous consulter dans cet immeuble, et bien que cette proposition allait nous diviser et nous désolidariser, des centaines de nos camarades tunisiens étant à ce jour à la rue, dans un esprit d’ouverture et afin de montrer notre bonne volonté aux autorités, nous avons accepté la proposition. Mais quelle a été notre surprise quand quelque temps avant de se diriger vers l’hébergement que vous nous aviez proposé, une délégation que nous avons envoyé afin de vérifier le lieu ; cette délégation nous a informé après avoir discuté avec des membres de l’association Aurore qui gère l’édifice, nous avons été surpris d’apprendre que l’on pouvait rester dans l’immeuble de 18H00 à 9H00 du matin, avec un couvre-feu à 23H00, qu’il était impossible de recevoir familles ou amis et qu’il serait impossible de se réunir pour discuter et de pratiquer notre liberté. Cette proposition revenait à vous commercer notre liberté, notre solidarité et notre dignité en échange d’un peu de confort très relatif pour un petit groupe favorisé d’entre nous. Cela nous a renvoyé aux pires heures du benalisme où l’on tentait d’acheter notre dignité et notre liberté contre un peu de confort et en corrompant une minorité d’entre nous, ce régime qui nous a tellement oppressé et dont certains ont vanté les mérites ici.

4/ Enfin, 2 jours avant, des tunisiens qui avaient accepté le même type de proposition à Nice sont tombés dans un véritable piège où la police les a raflés en bas de l’immeuble.

Voilà, Monsieur le Maire, pourquoi comme des adultes matures et conscients, après discussion et analyse entre nous, nous avons refusé cette proposition humiliante. A l’heure où la répression continue en Tunisie, à l’heure où la Tunisie accueille 40 000 réfugiés Lybiens, à l’heure où tout le monde chante les mérites des révolutions arabes dans les divans, vous, qui vous vous êtes toujours présenté comme un ami du peuple tunisien, vous qui êtes reçu depuis des décennies dans un esprit de fraternité, sans même avoir à présenter un visa, vous avez choisi d’exercer votre droit souverain de nous expulser, nous réprimer, nous livrer à l’arbitraire et à l’humiliation, c’est une chose. Mais en plus, vous nous avez humilié, calomnié en nous traitant comme des enfants immatures par voie de presse !!!

Ce temps est révolu, vive la liberté dans la dignité !

Merci Monsieur le Maire pour cette opération de répression, d’humiliation et d’insulte.

3 mai:

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5614

http://www.archyves.net/html/Blog/?p=1530

2 mai:

Lundi 2 mai 2011 – Communiqué du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris et des occupants du 51 avenue Simon Bolivar

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris occupe depuis ce 1er mai à minuit l’immeuble appartenant à la mairie de Paris se situant au 51 avenue Simon Bolivar à Paris 19ème.

La mairie de Paris a plusieurs fois exprimé son soutien aux tunisiens récemment arrivés à paris.

Nous vivons dehors, passons de 24 à 36 heures sans fermer l’œil, nous avons peur, nous avons froid, nous avons faim et manquons de tout les besoins fondamentaux de la vie quotidienne. Malgré ces conditions difficiles nous restons dignes.

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris demande pour nous tous au maire de Paris un lieu pour vivre ensemble et nous organiser.

Nous resterons ici même tant qu’une solution satisfaisante ne nous sera pas proposée. Des papiers pour circuler et vivre librement !

Nous appelons tous ceux qui veulent nous soutenir à se rassembler devant le 51 avenue Simon Bolivar toute la journée et appelons à un rassemblement lundi 2 mai à 18h. ( Métro : Belleville ou Buttes Chaumont) Nos revendications :

- Que chacun puisse entrer et sortir librement de l’immeuble et laisser rentrer le ravitaillement.

- Que la police ne procède à aucune arrestation ni ici, ni sur Paris.

- Un engagement de la Mairie a faire pression auprès de la Prefecture et du Gouvernement pour les papiers et contre les arrestations.

Le Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris et des occupants du 51 avenue Simon Bolivar

http://dailleursnoussommesdici.org/2011/05/lundi-2-mai-2011-communique-du-collectif-des-tunisiens-de-lampedusa-a-paris-et-des-occupants-du-51-avenue-simon-bolivar/

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