Nella stessa rubrica

Lettre du camp de rédention de Lukavica (Bosnie Herzégovine) (mars 2011)

RÉCIT D’ENFERMEMENT de 8 GRÉVISTES de la FAIM. Camp de rétention de Sarajevo (Bosnie, janvier 2011)

RÉCIT D’ENFERMEMENT de 8 GRÉVISTES de la FAIM. Camp de rétention de Sarajevo (Bosnie, janvier 2011)

Dal centro di detenzione di Sarajevo arrivano questi racconti, da parte di alcuni migranti in sciopero della fame da molti giorni, che denunciano di non aver mai visto un giudice, né un avvocato e le continue violenze fisiche e psicologioche a cui sono sottoposti. I racconti sono stati raccolti il 18 e il 19 gennaio 2011 al telefono da un militante per i diritti dei migranti che era stato contattato dal fratello di uno dei detenuti

(6 febbario 2011)

RÉCIT D’ENFERMEMENT de 8 GRÉVISTES de la FAIM
camp de rétention de Sarajevo (Bosnie)-janvier 2011

1er récit Y.S :

« J’ai vécu trois ans en Grèce. Nous avons quitté ce pays parce que les conditions de vie et travail étaient trop dures. Nous avons donc pris la route terrestre. Nous avons traversé à pies la frontière entre la Grèce et l’Albanie. De là nous sommes allés au Kosovo. Au Kosovo j’ai été arrêté. J’ai été enfermé dans un camp de rétention. Là j’ai demandé l’asile et au bout d’une semaine on m’a libéré, du coup j’ai continué ma route vers le Montenegro. Du Monténégro j’ai essayé de passer en Bosnie.
Lors que nous étions en train de franchir cette frontière la police bosniaque nous a arrêté. Ils étaient beaucoup, ils ont été très agressifs. Certains policiers nous ont volé de l’argent, nos effets personnels.
Après quatre heure dans un commissariat du police de la ville frontière où nous avions été arrêtés, nous avions été transférés dans un centre de rétention à coté de Sarajevo, où nous trouvons maintenant.
Nous sommes enfermés depuis plusieurs mois, la plus part depuis 6 mois, dans ce camp, sans jamais sortir.
Nous n’avons jamais été devant un tribunal. Personne nous explique notre situation, pourquoi nous sommes là et combien de temps on doit rester. Ils nous envoient des documents à signer du tribunal. Signer ou pas signer c’est le même, en tout cas on ne sait pas ce qu’il y a écrit dessous.
Nous avons vu une interprète une seule fois, lors du colloque avec la police au moment de notre arrivée.
Nous ne voyons personne extérieur au centre, jamais.
Nous subissons toujours des violences. Tant des violences verbales et des provocations, notamment pour notre religion, que des violences physiques. Ils nous tabassent. Ils nous frappent avec des coups de poings, de pies, avec les matraques. C’est complètement inutile aller chez le médecin, il ne dit rien, il est lui aussi sous la direction du camp.
L’autre jour un de nous a posé une question et on lui a répondu en le giflant
Un de nous c’est autant fait tabasser, qu’il ne pouvait plus respirer, il avait mal aux cotes, il les avait cassées, mais ils l’ont amené à voir le médecin que après un mois.
Pour tout ces motifs la et surtout pour demander à ce que on nous laisse sortir de ce lieu nous, 8 personnes enfermés dans ce centres (de nationalité palestinienne, tunisienne et algérienne) nous sommes en grève de la faim depuis 23 JOURS.
Personne ne s’occupe de nous. Nous sommes très faibles et fatigués. Personne ne nous écoute. Le jour de réveillon est venu le directeur du centre et il a dit qu’il faut arrêter la grève de la faim. Nous avons décidé de continuer.
Dans ce centre les migrants sont souvent enfermés pas beaucoup de temps. Nous ne comprenons pas pourquoi nous y sommes enfermés autant. En tout il y a une vingtaine de personne que sont toujours là et ne sortent pas : ils sont aussi égyptiens, syriens, irakiens, tunisiens. Il y a aussi des albanaises et des kosovars.
Nous demandons à sortir d’ici. "

Récit 2 S.K :

"Moi j’ai été expulsé de France. J’ai été enfermé au CRA de Marseille et de là dans mon pays. J’ai tout suite repris la route. Je suis allé en Turquie, en Grèce, puis en Albanie, Kossovo, Monténégro et Bosnie. J’ai été arrêté à la frontière avec la Bosnie.
Nous n’en pouvons plus d’être ici. Certains veulent même retourner dans leur pays d’origine, tout mais ne pas rester ici.
Le centre est financé par l’UE. Ils prennent de l’argent (30 euro par jour) pour chaque jour de notre rétention. Mais ils ne font rien pour nous.»

récit Y.S , palestinien (suite à celui de hier) en grève de la faim :

"Nous sommes au 24eme jour de la grève de la faim. Je suis très faible et aussi malade. Je reste au lit toute la journée. Personne vient nous voir. Le directeur est venu nous voir le 5eme jour et il nous a dit qu’il fallait qu’on arrête la grève de la faim parce que par loi on peux pas la faire. Puis il n’est jamais retourné. Nous avons décidé de continuer la grève de la faim parce que déjà autres deux fois on l’avait commencé et puis on avait arrêté une fois au 7eme jour, une autre au 4eme jour.
Aujourd’hui j’ai demandé à voir un médecin. Il m’a donné des vitamines et il voulait me donner un sirop mais j’ai refusé. Personne vient nous voir. Personne s’occupe de nous.
Du groupe des 8 qui font la grève de la faim il y a certains qui sont la depuis 6 mois, d’autres depuis 3 mois. Nous n’avons jamais été amené devant un juge, nous n’avons jamais vu d’avocats.
Dans les centre il y a 20 personnes en tout: nous 8 puis des égyptiens, syriens, palestiniens, des algériens, un kosovar et un turque. Les autres restent que quelques jours puis sont libérés, il y a que nous (ressortissants des pays arabes) qu’on reste autant temps. Nous sommes enfermés ici, nous ne pouvons pas sortir, on sait rien de l’extérieur."

récit de S.K (suite à celui de hier), tunisien :

"J’ai été arrêté à la frontière entre Montenegro et Bosnie, tout prêt d’un village du Montenegro. Il y avait beaucoup de policiers, ils avaient de pistolets à la main. Ils puaient l’alcool. De que nous ont vu ils nous demandé de l’argent. A moi ont volé 150 euro. A mes amis 50, à un autre le portable. Il m’ont fouillé. Depuis qu’on est là on a vu personne, ni un juge ni un avocat. Moi après quelque jours de rétention j’ai demandé à retourner en Tunisie. J’ai vu une association, mais depuis plus de nouvelle. J’ai appelé le consul de Tunisie à Belgrade qui m’a dit qu’il n’avait pas de demandes de retour à mon nom. Chaque fois on me donne une excuse diverse pour justifier qu’ils ne me renvoient pas. J’ai demandé à appeler le directeur qui m’a dit que je devais demander l’asile. J’ai demandé l’asile. On m’a dit que peut être demain il y a une association qui viendra me voir."

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