Nella stessa rubrica

Pour un Maroc terre d’accueil. Halte aux rafles et aux expulsions des Migrants (Communiqué, Maroc, janvier 2011)

Lettre ouverte des associations des migrants et des réfugiés Subsahariens au Maroc adressée au chef de mission du Hcr-Maroc (Maroc, août 2010)

Message du Collectif des Réfugiés au Maroc (Collectif des Réfugiés au Maroc, juin 2010)

Lettre ouverte de la Communauté camerounaise du Maroc (Maroc, avril 2010)

Dans la forêt ghetto de Oujda (Maroc, mars 2010)

Violence sexuelle et migration (Médecins Sans Frontières, Maroc, Mars 2010)

"Ma vie est brisée ici, je vis dans une maison abandonnée, c’est dur à 21 ans", lettre de Hassan el-Bouyahyoui à Sarkozy (Maroc, mars 2010)

Najlae Lhimer. Rimpatriata perché era stata picchiata (Francia-Marocco, febbraio 2010, intervista video)

Marocco, la lotta dei rifugiati (lettera-racconto di Archipes Mabialansamuambote, luglio 2009)

Rêve d’Europe (par Fiston Massamba, mars 2009)

Message du Collectif des Réfugiés au Maroc (Collectif des Réfugiés au Maroc, juin 2010)

Message du Collectif des Réfugiés au Maroc à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés

20 JUIN 2010

"Une nouvelle vie pour les réfugiés au Maroc".

Nous sommes Plus ou moins 800 réfugiés reconnus par la délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Maroc à avoir fui nos pays à cause de la guerre ou de crainte d’être persécutés. La plupart d’entre nous avons choisi le Royaume chérifien compte tenu de sa stabilité politique.

Parmi nous, certains ne peuvent ou ne souhaitent pas rentrer dans leur pays, car nous risquons d’y être persécutés. En outre, nous vivons dans des conditions d’extrême précarité. Nos besoins particuliers ne sont pas satisfaits dans notre pays d’accueil actuel.

Sur ce, la seule solution durable pour que nous puissions jouir de nos droits en tant que réfugié est la réinstallation, c’est-à-dire notre transfert vers un autre pays d’accueil, pour y commencer une nouvelle vie. « Pour de nombreux réfugiés vivant au Maroc, être accueilli dans un autre pays signifie un nouveau départ. Nous allons recevoir à la fois une protection et une solution durable à nos souffrances. »

Nous avons fui la persécution et les abus généralisés des droits humains dans nos pays, nous avons besoin de reconstruire nos vies.

HCR/Rabat

Le chef de mission du HCR/Rabat nous fait vivre avec les espoirs dans ces discours non rassurants. Les discours officiels que tient le responsable du HCR/Rabat, prouvent que tout n’est pas juste, il y a un manque de communication entre les autorités locales, les responsables du HCR/Genève et les réfugiés.

Les responsables des associations des réfugiés n’ont jamais exposé leurs vrais problèmes auprès des différentes personnalités locales et internationales lors des rencontres officielles que le Chef de mission du HCR organise. Toutes ces personnalités ne connaissent pas vraiment la situation des réfugiés au Maroc. A chaque visite ou rencontre d’un haut cadre du HCR ou des hautes autorités Marocaines le responsable du HCR ne communique jamais avec les leaders des Associations des Réfugiés pour faire entendre leur voix auprès de toutes ses autorités, il préfère tenir des rencontres secrètes dans des lieux que les responsables des associations ne connaissent pas.

Nous louons les efforts incessants que fournit le Chef de Mission du HCR/Rabat depuis 5 ans, auprès des autorités marocaines pour l’amélioration de notre condition (Carte de séjour et autres…) mais sans succès. Dans l’ensemble nous remercions la population locale de notre pays de refuge pour leur accueil.

LES AUTORITES MAROCAINES

Les autorités doivent remplir leurs engagements d’assistance et de protection envers les réfugiés conformément à la Convention de Genève de 1951 signée et ratifiée par le Royaume du Maroc. Le Maroc a ratifié la Convention internationale relative au statut des réfugiés le 7 novembre 1956 et le Protocole de 1967 relatif au statut des réfugiés le 20 avril 1971.

Le Royaume est le premier pays arabe à avoir ratifié la convention de Genève et à avoir mis en place un dispositif y afférent, à savoir le décret Royal du 29 août 1957, fixant les modalités d’application de la Convention relative au statut des réfugiés.

Nous constatons un manque d’implication de l’autorité à la base pour assurer un encadrement rapproché de cette population déracinée vivant sur son territoire. La perte de la confiance dans l’administration et dans les autorités qui ne sont pas capables de protéger cette population.
Cela fait environ 54 ans depuis la ratification de cette convention. Mais depuis lors, le Maroc ne dispose encore d’aucune législation, ni d’une structure spécifique d’accueil et de traitement des dossiers de demandeurs d’asile qui, pour diverses raisons, notamment des persécutions politiques, fuient leur pays et choisissent le Royaume du Maroc comme terre de refuge compte tenu de sa stabilité politique.

La situation des Réfugiés subsahariens au Maroc mérite une plus grande attention de la part des autorités publiques qui doivent établir un cadre légal et une structure formelle pour les prendre en charge.

Les réfugiés ne sont pas des chiffres mais des êtres humains, nous ne sommes pas non plus des anges, mais des personnes qui ont une force incroyable, qui nous permet de survivre et de garder des valeurs humaines dans des situations anormales.

REGROUPEMENT FAMILIAL

Nous sommes inquiets de notre situation et l’éloignement de nos enfants (épouse et époux) depuis plusieurs années est de plus en plus insupportable d’autant que nous ne savons pas quand nous pourrons espérer les revoir.

Bien que chef de famille, nous nous retrouvons aujourd’hui dans l’impossibilité de subvenir aux besoins de nos familles tant pour ceux qui sont restés au pays et pour ceux qui sont avec nous sur place ici au Maroc, d’une part parce que nous n’avons pas droit d’accéder au marche d’emploi suite au manque d’une carte de séjour. Dans le cas ou cette carte nous serait délivrée, cela nous permettrait d’accéder a l’emploi et de mener enfin à nouveau une vie normale et digne.

Il est impossible a un réfugié de faire un regroupement familial. Il ne peut pas faire venir sa famille au Maroc ou encore rejoindre un membre de sa famille en dehors du Maroc.

Il y a des réfugiés qui ont tenté de faire une réunification familiale mais sans suite favorable.

CARTE DE SEJOUR

Tout étranger reconnu réfugier dans n’importe quel pays au Monde bénéficie de plein droit d’une carte de résident. Celle–ci autorise son titulaire à circuler librement dans le territoire de son pays d’asile. Les autorités délivrent un titre de voyage pour circuler à l’étranger qui n’autorise pas le titulaire à retourner dans son pays d’origine. Dommage que ceci n’est pas le ici, nous sommes comme des poissons dans l’aquarium nous n’avons aucun droit de sortir et revenir au Maroc.

INTÉGRATION

La Carte de refugié délivrée par le HCR, n’a aucun sens (aucune valeur dans l’administration marocaine), qui ne nous donne pas accès à l’emploi. Elle ne nous permet même pas recevoir un transfert d’argent dans une banque ou une agence de Western union et autres….. Les autorités Marocaines doivent faire quelque chose pour nous rapprocher des Marocains qui doivent comprendre qu’ils sont nos sœurs et frères.

La présence des réfugiés est plutôt une opportunité : «de nombreux réfugiés apportent un savoir-faire de valeur et une dynamique diversité culturelle au sein de la population locale. Certains peuvent monter des affaires et créer des emplois.», mais ce n’est pas le cas dans notre pays de refuge, car les autorités ne sont pas prêtes de nous reconnaitre sur leur territoire, en nous refusant l’octroi de carte de séjour qui pourra nous aider a accéder a l’emploi.

Des millions de réfugiés dans le monde vivent année après année avec le faible espoir de retourner un jour chez eux. Certains d’entre eux ne peuvent pas rentrer chez eux parce que leurs pays sont déchirés par des conflits interminables ou, le plus souvent, parce qu’ils craignent la persécution en cas de retour. Dans les cas où le rapatriement volontaire ne serait pas une option viable, trouver un foyer dans le pays d’asile et s’intégrer dans la communauté locale pourraient offrir une solution durable à leur situation dramatique et l’opportunité de démarrer une nouvelle vie.

Xénophobie, tracasseries administratives et autres brimades : le Maroc, cité souvent en exemple comme l’un des pays africains où les droits de l’Homme sont respectés, semble finalement ne pas en faire assez pour faire respecter les droits des réfugiés, du moins si on en juge par plusieurs témoignages.

REINSTALLATION

La réinstallation est à la fois une solution durable et un outil de protection fondamental. Il s’agit souvent de la seule façon de garantir efficacement la protection physique et légale des réfugiés. La situation qui prévaut actuellement avec les réfugiés établis au Maroc illustre les défis que pose la réinstallation dans un contexte où l’intégration locale et le retour dans leurs pays d’origine ne sont envisageables, car les circonstances ayant causé la fuite perdurent et semblent insolubles jusqu’à présent.

L’espoir que suscite la réinstallation peut même devenir à l’occasion une source de tensions considérables entre les réfugiés et le personnel du HCR. Frustrés par les longs délais d’attente ou le rejet de leur candidature, certains réfugiés peuvent parfois recourir à la violence contre le HCR et ses partenaires. C’est ainsi qu’au mois de juin 2009, une centaine de réfugiés avaient manifesté devant les bureaux du HCR à Rabat pour exiger leur réinstallation.

En cette journée internationale des Réfugiés, Nous demandons à la communauté Internationale d’exercer de fortes pressions au bureau du HCR/Rabat qui est l’organe censé à nous protéger, et il en va également de la responsabilité des autorités Marocaines qui jusqu’à présent ignore l’existence des réfugiés sur son sol tout en bafouant la convention de Genève qu’ils ont ratifiés.

Collectif des Réfugiés au Maroc.

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Marocco, rifugiati e richiedenti asilo (2006-2007)