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Déclaration des Expulsés Maliens du 3 Mai 2010 de la Libye (Mali, mai 2010)

Après le naufrage, la déportation. Kidal, Mali, juin 2008 (interview recueillie par Sara Prestianni)

Appel de l’AME et de son collectif de soutien, Bamako, Mali, mars 2008

Comuniqué de l’Association Malienne des Expulsés (Ame) à propos de la rafle à Paris le 12 février 2008

Interview à Ousmane Diarra, Association Malienne des Expulsés, Bamako, Mali, février 2008 (interview recueillie e par Sara Prestianni)

Du Maroc au Mali: histoire d’une déportation (interviews recueillies par Fortress Europe, janvier 2008)

Declaration de L’ AME concernant les expulsions massives de maliens de Libye, Bamako, Mali, novembre 2007

Déclaration de l’AME sur la visite de Brice Hortefeux au Mali, Bamako, novembre 2007

Déclaration des Expulsés Maliens du 3 Mai 2010 de la Libye (Mali, mai 2010)

Déclaration des Expulsés Maliens du 3 Mai 2010 de la Libye

Nous, les 149 expulsés maliens en provenance de la Libye le 03 mai 2010, soutenu par l’Association Malienne des Expulsions et le Mouvement des Sans Voix, après avoir passé entre un an et dix ans en Libye, et travaillant dans presque tous les secteurs de l’économie libyenne, avons été arrêté comme des vulgaires criminelles dans nos foyers respectifs en Libye, et emprisonnés pendant plusieurs mois dans les différentes geôles libyennes. Nous avons connu pendant notre incarcération la torture, la diète et toutes les sortes de tortures physiques et morales. S’ajoute à nous, des milliers de migrants de toutes les nationalités (Sénégalais, Guinéens, Ivoirien, Tchadien, Camerounais, Nigériens, Egyptiens, Marocains, Algériens,…) qui sont toujours aujourd’hui prisonniers dans les geôles libyennes.

Après avoir été acheminés à Bamako, nous avons été accueillis avec froid et méfiance, car des centaines de policiers, de gendarmes, et de sapeurs pompiers armés de gourdin, de gaz lacrymogène étaient déployés à l’aéroport de Bamako- Senou comme si nous étions des bandits de grand chemin.

Aujourd’hui, nous sommes abandonnés par les pouvoirs politiques et dispersés dans Bamako sans soutien ni assistance après avoir été dépouillé de nos biens (argent, matériel) en Libye.

Nous dénonçons le régime policier libyen qui s’est totalement transformé en gendarme des frontières de l’Europe.

Nous dénonçons également les politiques xénophobes et racistes (Frontex, directive retour, accords de réadmission…) de l’Union Européenne qui sont sources de répression et d’inégalités.

Nous informons l’opinion nationale malienne, africaine et internationale que plus de dix mille migrants sont détenus dans les prisons libyennes, et que si les bonnes volontés n’interviennent pas, ceux-ci vont mourir à petit feu.

Ces prisons dont les noms sont Sabah, Barack, Guessan Benghazirif, Albarkati … sont aujourd’hui les nouveaux camps de « concentration » dans lesquelles ont détient « les migrants » et dans l’indifférence totale de nos gouvernements et ambassades des pays de l’Afrique subsaharienne.

Nous dénonçons le silence et mutisme des autorités maliennes face à ces agissements des violations flagrantes des droits de l’homme.
Nous exigeons :

L’arrêt immédiat des expulsions partout en Afrique et en Europe ;
La libération immédiate de tous les migrants prisonniers en Libye et ailleurs ;

Que nos biens nous soient restitués ;

Qu’il y est dédommagement.

Fait à Bamako le 13 mai 2010

Premiers signataires : Mouvement des Sans Voix Mali, Association Malienne des Expulsés,

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