Nella stessa rubrica

Pour un Maroc terre d’accueil. Halte aux rafles et aux expulsions des Migrants (Communiqué, Maroc, janvier 2011)

Lettre ouverte des associations des migrants et des réfugiés Subsahariens au Maroc adressée au chef de mission du Hcr-Maroc (Maroc, août 2010)

Message du Collectif des Réfugiés au Maroc (Collectif des Réfugiés au Maroc, juin 2010)

Lettre ouverte de la Communauté camerounaise du Maroc (Maroc, avril 2010)

Dans la forêt ghetto de Oujda (Maroc, mars 2010)

Violence sexuelle et migration (Médecins Sans Frontières, Maroc, Mars 2010)

"Ma vie est brisée ici, je vis dans une maison abandonnée, c’est dur à 21 ans", lettre de Hassan el-Bouyahyoui à Sarkozy (Maroc, mars 2010)

Najlae Lhimer. Rimpatriata perché era stata picchiata (Francia-Marocco, febbraio 2010, intervista video)

Marocco, la lotta dei rifugiati (lettera-racconto di Archipes Mabialansamuambote, luglio 2009)

Rêve d’Europe (par Fiston Massamba, mars 2009)

Lettre ouverte de la Communauté camerounaise du Maroc (Maroc, avril 2010)

Lettre ouverte de la Communauté camerounaise du Maroc (CCAM) à :

Monsieur le Premier ministre de la République du Cameroun

Monsieur le Premier ministre,

Elu Président de la Communauté camerounaise du Maroc, j’ai l’honneur d’attirer respectueusement votre attention sur la situation des migrants camerounais dans le pays devenu hôte du Maroc.

Nous formons une communauté d’environ quatre cents migrants vivant dans des conditions des plus précaires, et nous pensons être totalement occultés lors des accords successifs de coopération solidaire entre le Cameroun et le Maroc. Cette communauté camerounaise a vu le jour un an après les tragiques évènements de Ceuta et Melilla d’Octobre 2005 qui ont causé la mort de quinze Subsahariens, dont deux Camerounais, tués par balles par les gardes-frontières maroco-espagnols. Jusqu’aujourd’hui, aucune enquête n’a eu lieu pour déterminer les coupables de ces meurtres. Peu de temps après, trois autres compatriotes ont laissé leur vie, à ces mêmes grillages, ainsi que, le 1er Janvier 2009, un jeune Camerounais de vingt-et-un ans, atteint d’une balle, mort à quelques mètres du grillage du côté marocain, et abandonné par les gardes-frontières, après avoir été roué de coups.

Devant l’ampleur du phénomène migratoire, ce ‘’grand défi de notre temps’’, il apparaît opportun de porter une attention particulière à ces jeunes laissés-pour-compte qui ont eu la pensée, aujourd’hui encore utopique, que la liberté de circulation des richesses africaines, objet de nombreux enjeux économiques, capitalistes ou politiques, pouvait avoir comme corollaire la libre circulation des personnes et, à écouter de nombreux discours souvent embarrassés et en mal de cohérence de politiciens européens, être une chance offerte aux pays du tiers monde pour leur développement.

Pour avoir rêvé d’un lendemain meilleur, ces enfants du Cameroun, à l’inverse des Européens partis vers d’autres horizons pour chercher de meilleures conditions de vie, se sont vus aux frontières pourchassés, emprisonnés, déshumanisés, assassinés. Ici, au Maroc, où ils ont pu trouver quelque répit, de nombreux problèmes, voire des cas désespérés, surgissent au sein de la communauté, tels que décès, naissances, scolarisation, subsistance, accès aux soins. Il se peut que cela n’apparaisse pas toujours dans les notes protocolaires adressées en haut-lieu. Il serait souhaitable que lors des visites privées ou officielles, une approche concrète soit établie pour une information réelle, loin de toute image stéréotypée ou intention lénifiante.
Si, le 20 Mai dernier, Monsieur le Premier ministre français, à sa venue au Cameroun, a obtenu de notre pays la signature de l’accord de réadmission proposé par la France aux petits Etats africains, nous voudrions cependant, à l’instar des Marocains résidant à l’étranger et soutenus par les plus hautes instances de leur pays, œuvrer pour le nôtre dans le cadre d’une politique de coopération où notre dignité et nos droits ne seraient plus bafoués, et où notre engagement servira à un développement réciproque.

Nous croyons en effet à l’apport positif de nos bonnes volontés pour hisser le Cameroun - comme lors de notre qualification à la coupe du monde en Afrique et le match mémorable de notre équipe nationale à Fès supportée par des sans-papiers - sur le podium des pays en voie de développement, dans le cadre d’une politique basée sur de grandes ambitions.
Ce but à atteindre pourrait être favorisé par la création d’une cellule de réflexion sur cette nouvelle mutation de la société humaine et pour l’insertion des ressortissants camerounais au Maroc. Nous sommes prêts à répondre à une invitation à organiser une rencontre de travail entre vos services et la Communauté des migrants camerounais au Maroc.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute considération.

Rabat, le 20 Avril 2010 Fabien Didier YENE, Président de la Communauté des migrants camerounais du Maroc.

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