Nella stessa rubrica

Communiqué de presse des retenus du CRA de Nîmes (France, 7 octobre 2011)

Prison pour étrangers de Vincennes, vendredi 23 septembre 2011 (France, septembre 2011)

DUPLICITÉ ET COMPLICITÉ ? ARRÊT DE LA RÉPRESSION CONTRE LES JEUNES MIGRANTS TUNISIENS ( Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), France, Juine 2011)

Communiqués du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris: occupations et manifestations (France, mai 2011)

Kamel, tunisien, 24 ans. Témoignage recueilli le 13 avril 2011 (France, avril 2011)

Témoignage du centre de rétention de Vincennes (France, mars 2011)

Incendie au centre de rétention de Marseille. Lettre des retenus (France, mars 2011)

Témoignages des prisonniers du centre de rétention du Mesnil-Amelot (France, janvier 2011)

Témoignage d’un sans-papier au Centre de rétention du Mesnil-Amelot (France, juin 2010)

Récit d’une expulsion dans un charter Frontex (avril, 2010)

Le Cra de Mesnil Amelot brûle. France, août 2008 (Témoignages recuillis par SOS Soutien aux sans-papiers)

Dopo l’incendio del centro di detenzione di Vincennes, il 22 giugno 2008, avvenuto in seguito alle proteste dei detenuti, da mesi in lotta contro il centro, il 3 agosto 2008 è stata la volta del Cra (Centre de rétention administrative) di Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), vicino all’aeroporto di Roissy-Charles-de-Gaulle. I detenuti stavano protestando all’interno del centro, mentre all’esterno si erano raccolti alcuni manifestanti in sostegno alla loro lotta e per chiedere la chiusura di tutti i Cra, quando alcune camerate del Centro hanno preso fuoco. L’incendio è stato quasi subito domato dai vigili del fuoco, mentre la polizia è intervenuta per reprimere le proteste dei detenuti. Pubblichiamo qui alcune loro interviste, raccolte domenica 4 agosto.

Dimanche 3 août 2008, CRA du Mesnil Amelot

1er témoignage ( bât. 3 ou 4 ? )

"Hier ils nous ont bombés avec la lacrymo. 3 personnes sont tombées, je sais pas après ce qui leur est arrivé. Ils nous traitent pire que des chiens. On est pas d’accord avec tout ce qu’il se passe. C’est pas normal. Moi ça fait 4 fois que je suis emmené en centre de rétention. A chaque fois c’est la même chose je suis libéré puis de nouveau arrêté et emmené en centre. Je me suis fait taper plus de cinq fois ici. A cause de tout ça on devient fou.

Est-ce que vous vous rendez compte il y a même des personnes en règle qui sont ici ? Hier il y a une personne qui est arrivée, elle a sa carte de séjour qui expire en septembre et il l’ont mise quand même maintenant en centre de rétention.

Hier on a pété les plombs. On avait la haine. Ils nous ont gazés pour rien, pour nous évacuer sur le terrain de foot après l’incendie. On était plus d’une centaine. Ils nous ont fait rentrer par une toute petite porte. Ils étaient une trentaine de gendarmes. Tellement ils ont gazé, les gendarmes eux mêmes étaient mal. On est resté assis dans le stade jusqu’à 21H30 pour la fermeture. On a pas mangé. On s’est mis en grève de la faim. Depuis hier soir la moitié des personnes sont en grève de la faim. Aujourd’hui il y eu 2 expulsions."

2e témoignage : ( bât 2 )

"Mon collègue était en ligne hier directement avec les manifestants. L’incendie s’est produit au bâtiment 1 et 4. On manifestait à l’extérieur quand cela s’est produit, on criait à la liberté. Tout d’un coup, on a vu le bâtiment 1 en feu, puis le 4.

Dans le bâtiment 4 il y a juste la salle télé qui a brulé. Dans le bâtiment 1, on ne sait pas, mais ils l’ont fermé immédiatement.

Pendant le feu, les flics étaient agressifs, ils nous ont gazés et une personne s’est faite frapper. Elle a été amenée vite fait à l’infirmerie. Après elle est revenue avec nous. Les gendarmes nous ont mis sur le terrain de foot. On nous a laissé au moins 4 heures là-bas dans le froid.

Pendant la manifestation, ils nous empêchaient de voir l’extérieur en nous barrant la vue avec des camions.

Aujourd’hui 2 personnes ont été embarquées peut-être qu’elles sont en prison. Les flics se sont servi du fait qu’elles devaient passer en jugement mais elles sont pas rentrées. Normalement elles auraient dû être ramenées au centre, on ne sait pas où elles sont. Ils ont dû les prendre au hasard parce qu’il leur faut des coupables.

Les gendarmes nous ne communiquent rien. On est en grève de la faim depuis hier. On l’a signalé. Ça fait presque 24H. Depuis hier midi. On a parlé aux gendarmes, on leur a dit que plus de la moitié des gens étaient en grève. Depuis hier ils ont un peu changé. Ils sont plus sévères. Ils ont des ordres. C’est un peu tendu. Hier il y avait des photographes. Mais je pense qu’ils ont confisqué l’appareil de la personne qui essayait de nous prendre en photo. À l’intérieur, les gendarmes nous filmaient. Un flic nous filmait avec un camescope. Il y avait aussi deux personnes au-dessus du toit qui nous surveillaient.

Ils ont pris en chasse un photographe qui était à l’extérieur.

On n’est pas enfermé dans nos chambres, mais les bâtiments sont assiégés ».

3ème témoignage ( bât.2 )

"Le feu s’est déclenché vers 17H. Les gendarmes ont commencé à intervenir avec des extincteurs. Les pompiers sont arrivés plus tard. Le bâtiment 1 n’est plus utilisable. Les gens du bâtiment 4 sont encore dans ce bâtiment. Par contre, ceux du bâtiment 1 ont été répartis dans les autres bâtiments.

Lors de la manifestation, ils ont amené des camions pour nous cacher pour pas que les journalistes nous voient. Il y avait un photographe à l’extérieur, ils sont partis le chercher pour pas qu’il puisse faire son travail.On est presque une quarantaine à être en grève de la faim.

Deux personnes ont été arrêtées aujourd’hui. Je crois qu’un a été arrêté parce qu’il ouvrait trop sa gueule. Les flics ont profité du fait qu’il avait un jugement pour l’embarquer."

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